Nicolas Bouvier

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Sur l’enseignement et le savoir

« J’ai toujours considéré la quête du savoir comme un contrat de confiance entre un aîné qui en sait très long, et un cadet qui en veut beaucoup. » Nicolas BOUVIER, Histoires d’une image

Sur l’essentiel et la lenteur

« Il y a ici un appétit d’essentiel sans cesse entretenu par le spectacle d’une nature où l’homme apparaît comme un humble accident, par la finesse et la lenteur d’une vie où la lenteur tue le mesquin. » Nicolas BOUVIER, L’usage du monde

« Ici rendre son temps est le meilleur moyen de n’en pas perdre. » Nicolas BOUVIER, L’usage du monde

« Le monde de l’anecdote était comme aboli. » Nicolas BOUVIER, L’usage du monde

Sur le voyage et ce qu’il fait advenir

« Portés par le chant du moteur et le défilement du paysage, le flux du voyage vous traverse, et vous éclaircit la tête. Des idées qu’on hébergeait sans raison vous quittent; d’autres au contraire s’ajustent et se font à vous comme les pierres au lit d’un torrent. Aucun besoin d’intervenir; la route travaille pour vous […]
A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentration ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace.  » Nicolas BOUVIER, L’usage du monde

« On voyage pour faire apparaître le monde et connaître avec lui, comme avec une femme, de trop brefs instants d’unité indicible et de totale réconciliation. Ces « illuminations » ne sont d’ailleurs pas le monopole de l’état nomade et peuvent aussi bien tomber comme foudre d’un ciel bleu sur l’ermitage d’un bonze ou la cellule d’un moine franciscain. Il y a des voyants qui n’ont pas besoin de parcourir le monde pour en percevoir la structure, la palette, les harmoniques, son héraldique secrète. » Nicolas BOUVIER, L’échappée belle

« Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.  » Nicolas BOUVIER, L’usage du monde

« En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence.  » Nicolas BOUVIER, L’usage du monde

 

 


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